Cycles
Besoin de me rappeler que tout est cycle. Celui-ci, comme les autres, ne durera pas. Il passera. Car tout passe. Tout s’efface. Ou presque. Plus tard, on en rira. Plus tard, on saura.
Retourner à mes refuges. Retrouver la nature. Attendre l’éclaircie. Besoin de deux heures. Pas plus. Histoire de marcher. Histoire de respirer. Histoire de se régénérer. Trop mouillée pour embrasser les arbres. Parfait pour les humer. Pour raviver son sens de l’odorat. Ranimer notre animalité. Renforcer notre instinct. Écouter Celle qui sait. Celle qui nous murmure que tout va bien. Celle qui rassure que tout est nécessaire. La mort comme la renaissance. Mourir et renaître. Encore et encore. Comme le tatouage que je porte. En couleurs. Mourir. Renaître. Mourir. Renaître. Mourir. Renaître. Cycle de vie/Mort/Vie.
Mourir chaque nuit. Renaître chaque jour. Mourir à cette heure. Renaître à la suivante. Mourir en expirant. Renaître en inspirant. Flux et reflux. S’accrocher. Laisser passer. Patienter. S’adapter. Changer de rythme. Du chaloupé, passer au syncopé. Désharmonisée, puis rééquilibrée.
Suivre Hécate. Gardienne de la lumière du dessous, elle nous guide dans les carrefours. Suivre Perséphone prendre le relais, elle nous entraîne dans les ténèbres. Pour faire peau neuve. Dans un an ? Dans un mois ? Dans un jour ? Dans une heure ? La mort se garde bien de nous répondre. Son silence est d’or. Il appelle. Le temps nécessaire. La promesse de la lumière. L’air qui s’engouffre. Parce que tout est cycle. Toujours. Toujours. Toujours.
Alors je prends mes cheveux hirsutes, mon pantalon déchiré et mes chaussures trouées, et dans la nature, je vais. Respirer. Me calmer. Croire. Encore. Encore. Encore. Que la mort est nécessaire. Et que la paix est là. Derrière le bruit. Derrière le froid. Derrière la fatigue. Derrière les nuages. Elle est là. Toujours. Toujours. Toujours. À portée de bras.
Artemis Richards
Digne et debout, malgré tout.
Catégorie : Pilier Intérieur
artemisrichards.com
Ici, je nomme ce qui est. Pour tenir debout et créer malgré tout. Ces chroniques sont pour celles qui refusent de faire semblant. Chaque semaine, deux textes.
Si ce texte vous a parlé, envoyez-le à une personne qui en a besoin.
Ce texte fait écho à un autre. Dans L’effondrement, une porte possible, je raconte comment la chute peut devenir un passage.
Gratuit.




🥰